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3 mai 2020

Interview de Pierre Gisler, chef du service des spots de la Ville de Fribourg


Hervé Eigenmann

Notre invité, M. Pierre Gisler, chef du service des sports de la ville de Fribourg

L’agitation, l’excitation et les émotions soulevées par cette étape fribourgeoise du Tour de Romandie ne sont plus qu’un souvenir, un bon souvenir.

Nous voulions laisser le mot de la fin au service des sports de la ville de Fribourg qui constituait, avec le vélo-club de Fribourg, le pivot central et indispensable pour coordonner toute l’organisation de cette étape.


Avant d’en venir au vif du sujet, pouvez-vous nous résumer en quelques mots en quoi consiste le travail du service des sports de la ville ?

Les principales missions confiées au service des sports par le conseil communal sont les suivantes :


      • Faire le lien entre les autorités communales et les différents clubs sportifs,notamment en ce qui concerne les réservations de salles ou l’organisation événements sportifs.
      • Assurer la promotion du sport en ville, directement ou par des mandats confiés à des entreprises privées comme, par exemple, les activités proposées dans le cadre de l’ »Urban Training » qui est en train de remporter un grand succès.
      • Collaborer avec tous les organismes privés et les associations qui œuvrent dans le domaine du sport, de la promotion de la santé par le sport etc.
      • Gérer les bâtiments sportifs et travailler en étroite collaboration avec les autres services techniques de la commune.


Venons-en à cette étape fribourgeoise du Tour de Romandie. Quel bilan général pouvez-vous en tirer ?

Du point de vue sportif, ce fut une belle réussite : des conditions météo idylliques , un parcours idéal, un public qui a répondu présent, une grande satisfaction manifestée par les collaborateurs communaux, les bénévoles et les autres acteurs de cette étape.

Il y a bien sûr quelques personnes qui ont subi quelques désagréments de parcage ou de mobilité pendant la course. Mais le public a fait preuve d’une grande compréhension et d’une grande tolérance face aux restrictions imposées par cette manifestation. Il est vrai que l’on devient plus facilement égoïste lorsque l’on est directement touché et nous avons reçu de rares courriels ou téléphones de personnes qui s’offusquaient de certaines limitations dans leurs déplacements. Mais l’immense majorité des réactions étaient positives.

Nous avons pu anticiper ces réactions négatives par une communication très bien orchestrée en amont, par Patrick Vallélian et son équipe, par le vélo-club de Fribourg, par la commune, la police et les autres instances impliquées. Et comme à chaque événement de ce type, on apprend toujours quelque chose qui permettra d’être encore plus performant pour la prochaine fois.


En matière de promotion du sport, pensez-vous que cette étape fribourgeoise aura des retombées, notamment suite à cette course des enfants sur le parcours du prologue ?

Il est peut-être un peu tôt pour en tirer un bilan définitif, Mais en sachant que 120 enfants ont pris part à cette course et l’ont tous terminée, que les écoles avaient congé en ville pour assister à cette manifestation et qu’ils ont pu côtoyer de vrais champions, on peut penser que cela laissera des traces et suscitera peut-être des vocations et des envies liées au cyclisme.

On m’a rapporté une anecdote assez sympathique à propos de cette course des enfants : des coureurs professionnels qui reconnaissaient le parcours se sont retrouvés à pédaler à côté des jeunes cyclistes, à la peine dans la montée de Grand-Fontaine. Ces pros leur ont parfois donné un coup de main en les poussant sous la selle pour quelques mètres.

D’une manière générale, cette course des petits, très bien encadrée et organisée, était une réussite. Je me demande même si l’on verra peut-être d’autres villes-étapes prendre exemple sur Fribourg dans ce domaine.

La préparation d’un tel événement a certainement dû imposer au service des sports quelques contraintes qui ont peut-être dérangé ses tâches habituelles.


Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Il est évident que cela implique de faire des choix et qu’il y a eu une quantité invraisemblable de formulaires à remplir pour la direction du tour, de contacts à prendre, de réunions à organiser. Une personne s’en est occupée quasi à plein-temps. De plus, notre personnel administratif avait peu d’expérience dans ce domaine, ce qui a ralenti le travail au début.

Cela dit, tout a été fait, correctement et dans les temps, ce qui constitue un exploit pour un petit service comme le nôtre qui travaille déjà à flux tendu le reste de l’année, indépendamment de ce moment particulier qu’a constitué cette étape fribourgeoise.

Il faut dire aussi que si les coureurs ont quitté Fribourg le 25 avril, nous jouerons encore les prolongations pour quelques temps. Il y a en effet des factures à faire, des remerciements à rédiger et d’autres détails administratifs à régler. C’est un travail un peu ingrat, qui ne se voit pas mais sans lequel ce genre d’évènement ne pourrait pas avoir lieu.


Pourrait-on conclure en disant que cette étape du TDR vous a imposé beaucoup de travail et quelques sacrifices mais qui en valaient la peine ?

Tout à fait ! Il suffit d’écouter les échos positifs que l’on reçoit et de voir la satisfaction de tous les collaborateurs et les bénévoles impliqués dans cette aventure qui sont satisfaits et ont été remerciés pour leur engagement. Vraiment, on peut dire que Fribourg est au bénéfice d’une expérience et d’une bonne compétence en la matière.


👍 Merci M. Gisler.